PUISSE LA PAIX RÉGNER SUR TERRE


4 mars 2007

Compilation Express #2

Bonjour à tous et à toutes!

Comme il se trouve que j'ai diverses choses à vous partager, je vous ai préparé une compilation que je vous invite à conculter et à faire circuler comme bon vous semblera.

Et comme à chaque fois où je vous envoie quelque chose en français, je vous rappelle que je diffuse chaque semaine une compilation anglaise d'une centaine de pages, et que je n'ai que très rarement le temps de préparer des compilations françaises.

Si vous avez une assez bonne maîtrise de l'anglais et aimeriez vous abonner à la liste anglaise (ce qui est gratuit), il vous suffit d'envoyer un courriel en blanc au mailto:earthrainbownetwork-subscribe@lists.riseup.net>earthrainbownetwork-subscribe@lists.riseup.net

À une prochaine ;-)

Jean Hudon
Coordonnateur du Réseau Arc-en-ciel de la Terre
http://www.EarthRainbowNetwork.com
et du Groupe focalisateur
http://www.aei.ca/~cep/GroupeFocal.htm

Cet envoi est archivé au http://www.earthrainbownetwork.com/Archives2007/Compilexpress2.htm

NOTE de Jean : Le 3 décembre dernier, le livre Nirvana, Lumière sur la vie dans l'au-delà de Suzanne Ward (paru aux Editions Ariane en septembre 2005 - ISBN 2- 89626-002-1) était offert en téléchargement gratuit pour un temps limité -- voir au http://www.earthrainbownetwork.com/Nirvana.htm -- cette offre prendra fin le 1er avril...

Dans cette offre, je sollicitais des commentaires de lecteurs/trices l'ayant lu. Voici deux de ces commentaires. Si vous désirez en soumettre un et recevoir une copie gratuite du livre pour offrir en cadeau, il n'est pas trop tard pour le faire...

« Voici ce que la lecture du livre de Suzanne Ward m'a apporté. Je suis une personne très curieuse de nature. J'ai lu énormément de livres sur l'ésotérisme, la naturopathie, les médecines douces, la lithothérapie, les médiums, etc. Il y a plus de vingt ans que j'ai entrepris cette recherche exaustive. Ce que j'ai apprécié de la lecture de Nirvana, c'est la simplicité et la démystification de toutes les questions existentielles auxquelles nous n'avions jamais de réponses satisfaisantes. Le monde est un endroit simple et complexe en même temps, mais ô combien agréable à expérimenter. J'ai vraiment apprécié le chapitre consacré à la transition de la vie terrestre à l'au-delà, il m'a permis de vaincre mes peurs de l'inconnu. Je suis convaincue que ce livre apportera un grand bienfait à de nombreuses gens et je souhaite qu'il remporte tout le succès mérité. Moi il m'a fait énormément de bien. »

— Linda Gozzi (mickaele2002@videotron.ca)


« Ce livre est un message d'espoir, de joie, de bonheur et d'informations. Je l'ai lu, dévoré, respiré, réfléchi, digéré. Il est le résumé de toutes mes lectures « ésotériques » de ces 20 dernières années. Mathieu explique avec des mots simples et à la portée de tous son voyage vers l'extraordinaire, vers la beauté, vers l'Amour et la Lumière du Coeur. Cette renaissance est à la portée de tous. À nous de saisir la chance qui nous est offerte. Merci à Suzanne Ward pour cet ouvrage extraordinaire. Merci à Mathieu et à ses guides qui l'ont autorisé à nous délivrer enfin le secret de la Vie et de la Mort, cette éternelle renaissance... Que la Lumière brille toujours dans vos coeurs. »

— Karine Binamé (karine1966@hotmail.com), Liège, Belgique.



RECOMMENDÉ À VOTRE ATTENTION

Meditation Focus #167: Following the Path of Love
http://www.aei.ca/~cep/MeditationFocus167.htm

Quelques-unes des plus belles photos que j'ai prises en 2005 et 2006
http://www.earthrainbownetwork.com/BestPics.htm

Photo d'une fée prise près de chez moi (explications en anglais)
http://www.earthrainbownetwork.com/Faery.htm

Symbole de la Paix pour le désarmement total
http://www.symboledelapaix.be/
Campagne internationale dans plus de 100 pays le 17 mars prochain -- Nous ne voulons pas être complices de la destruction de la planète. - Nous voulons dire à ceux qui détiennent le pouvoir d'arrêter de jouer avec le destin de l'humanité - Nous voulons transmettre au génération futur une planète libérée de tout danger nucléaire. - Nous exigeons la destruction de toutes les armes atomiques. Voir toutes les pays où des gens y participeront au http://www.bekejel.net/wps/

Méditation globale d'ascension - 17.05.2007
http://www.vision2012.net/meditation/fr/
Le temps est maintenant arrivé de redevenir totalement conscient de notre réelle force créatrice, de vivre enfin réellement l'Amour et la Lumière, essences divines que NOUS SOMMES. C'est la seule manière qui nous permettra de nous élever vers la Lumière, de retrouver le chemin de l'unité et de créer la nouvelle ère que l'on pourra appeller le paradis sur terre.

Voir l'extraordinaire action des jeunes enfants de Don Quichotte en France pour forcer le gouvernement et la société à régler définitivement le problème des personnes sans domicile fixe
http://www.lesenfantsdedonquichotte.com/v2/index.php

Un site en français fort bien documenté - recommendé par Nelly Lewin (nellwin108@free.fr)
http://lesmessagersdutemps.com/accueil.html

Un excellent magazine recommandé à votre attention: Fondé en 1994, le magazine La Maison du 21e siècle présente toutes les tendances en construction écologique. Il s'inspire notamment du concept de maison « saine pour ses habitations et la planète » de la Société canadienne d'hypothèques et de logement (schl.ca) - Abonnements et archives (sur cd): www.21esiecle.qc.ca

L’avenir de la forêt boréale vous tient à cœur ? Nous aussi...
http://www.auxarbrescitoyens.com/



CONTENU

1. Que sait-on vraiment de la réalité ?
2. Les riches au banc des accusés
3. La surveillance électronique franchit les frontières et les limites
4. LE TEMPS COURT…
5. L'uranium appauvri, le diabète, le cancer et vous




1.

Les Éditions Ariane Inc. présentent en grande première à Montréal

La conférence 3 dans 1 What the bleep do we know!?

Samedi 14 avril 2007 à 14h00

1. Lancement du livre Que sait-on vraiment de la réalité ? version française de What the Bleep do we know!? En vente sur place à 15 $ tx incluse, 50% du prix régulier (29,95 $)

2. Présentation du film What the Bleep do we know!? -- présenté en version originale anglaise avec traduction simultanée en français

3. Conférence de Dr William Tiller, physicien -- Apportant un mélange intelligent de science, spiritualité, graphiques impressionnants et une histoire comme pièce de fond, Que sait-on vraiment de la réalité ? (What the Bleep do we know!?) présente de toutes nouvelles entrevues avec des experts, des profondes explications sur des sujets et des théories spirituelles très complexes, avec des commentaires d’auteurs au sujet de ces concepts qui transforment leur vie personnelle pour le meilleur.

UQAM
Salle Marie-Gérin-Lajoie  
405, Ste-Catherine, (angle St-Denis) Montréal

Admission générale
39$ par personne
29$ pour les étudiants
5$ pour la traduction simultanée en français

BILLETS EN VENTE SUR LES RÉSEAUX ADMISSION ET BILLETECH
par Internet :
http://www.billetech.com
http://admission.com

par téléphone :  
Montréal : (514) 790-1245 ou 1-800-361-4595 
Québec : (418) 643-8131 ou 1-877-643-8131

Informations : 
présenté par Ariane Éditions et Cado Productions Inc. (418.692.3497)

courriel : info@cadoproductions.com
site web : www.cadoproductions.com

Plus de détails et de nombreuses photos au http://www.cadoproductions.com/premiere/bleepmtl.htm

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"Le film What the BLEEP a permis à une foule de gens de découvrir plusieurs idées inédites et une nouvelle vision du monde. Pour certains, il semblait valider ce qu'ils avaient toujours senti être vrai, sans savoir que d'autres pouvaient penser la même chose. Une partie de ce livre vise donc à vous informer, à vous faire mieux comprendre ce que dit la science. Nous y examinons comment nous percevons (ou non) les choses, ce que nous faisons, et de quelle façon nos attitudes influencent notre expérience de la vie et notre réalité. Nous explorons également ce que certains chercheurs ont trouvé et qui pourrait expliquer pourquoi nous faisons ce que nous faisons."

"Chaque époque, chaque génération possède ses hypothèses particulières; par exemple, le monde est plat, ou alors il est rond. Il existe des centaines d'hypothèses que nous considérons comme allant de soi, qu'elles soient fondées ou non. Dans la plupart des cas, ces conceptions de la réalité, qui appartiennent au paradigme dominant ou à la vision du monde la plus répandue, sont erronées. Par conséquent, si l'on se fie à l'histoire, la majeure partie de ce que nous tenons pour acquis à propos du monde aujourd'hui n'est tout simplement pas vraie."

- John Hagelin, PhD

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Que sait-on vraiment de la réalité ?

Résumer en quelques pages le livre touffu et riche inspiré du célèbre film What the BLEEP Do We Know!? relève pratiquement de l'impossible. Pourquoi ? Parce que le sujet même de cet ouvrage représente un tour de force que personne n'aurait osé croire possible jusqu'à ce que ses trois auteurs américains ne le réalise dans leur film à succès. Véritable phénomène cinématographique mariant les plus intrigantes découvertes de la physique quantique et de la biologie moléculaire avec les grandes questions existentielles sur l'origine, la nature et la finalité de l'être humain, William Arntz, Betty Chase et Mark Vincente ont su capter l'intérêt de millions de personnes à travers le monde avec leur méthode fort originale de nous faire partager leur quête spirituelle à travers l'univers de la science moderne.

Complément idéal du film, leur livre entraîne le lecteur dans une série de réflexions philosophiques fondées sur l'exploration des frontières de la recherche scientifique et nous fait comprendre que ce que nous percevons comme le réel n'est en fait qu'une création de notre conscience. Grâce à la collaboration de plus d'une douzaine de chercheurs et de théoriciens, il nous fait traverser le miroir de la physique quantique pour accéder à un univers plus étrange et plus vivant que tout ce que l'on aurait pu imaginer. Il nous emmène ensuite plus loin, jusqu'aux limites de nos connaissances actuelles sur la conscience, sur la perception, sur la chimie corporelle et sur la structure du cerveau. De quoi nos pensées sont-elles faites ? De quoi la réalité est-elle constituée ? Et surtout, comment une pensée peut-elle transformer la nature de la réalité ?

Cette science ne se contente pas d'étudier le monde matériel ; elle s'aventure profondément dans le domaine de la spiritualité. Si l'observateur influence, par son observation, le résultat d'une expérience, nous ne faisons pas simplement partie de l'univers ; nous y participons. Si les pensées sont plus que des transmissions neurales aléatoires, la conscience est alors plus qu'un simple accident anatomique. Il existe une Puissance supérieure, mais se trouve-t-elle réellement à l'extérieur de nous ? Où trace-t-on la ligne de démarcation entre l'extérieur et l'intérieur ?

Ce livre utilise les idées, les concepts et les incroyables connaissances scientifiques du film comme point de départ pour explorer en détail les fondements du nouveau paradigme, la physique quantique de nos processus internes et les limites externes de l'univers connu. Mais il n'apporte pas de réponses définitives. Il offre plutôt à l'esprit des questions qui stimulent l'imagination. Il n'indique pas le chemin, mais plutôt les infinies possibilités qui existent.

D'entrée de jeu, les auteurs nous invitent à nous poser de « grandes questions », à admettre que nous ne savons finalement que fort peu de choses sur la véritable nature de la réalité, et à faire de la place en notre esprit à ce que nous ne connaissons pas encore, car autrement si nous croyons déjà tout savoir, nous ne pourrons croître en sagesse ni retrouver la capacité de s'émerveiller propre à l'enfant qui pose un regard neuf sur tout ce qui l'entoure. Ils nous offrent l'exemple suivant d'un esprit inquisiteur grâce auquel notre compréhension de l'univers a pu faire des bonds de géants.

Lorsque Albert Einstein était jeune garçon, il se demandait ceci : « Que se produirait-il si je circulais en vélo à la vitesse de la lumière et que j'allumais alors le phare de ma bicyclette ? En sortirait-il de la lumière ? » Il faillit se rendre fou à se poser constamment cette question pendant dix ans, mais c'est en partie grâce à cette recherche déterminée que naquit la théorie de la relativité. C'est là un excellent exemple d'une personne cherchant sans relâche la réponse à une question durant des années, jusqu'à ce qu'émerge une vision complètement différente de la réalité.

Puis, ils abordent le sujet du divorce entre la spiritualité et la science qui toutes deux sont en quête de réponses aux grandes questions. Depuis le fameux défi lancé à l'Église par Copernic qui affirmait que le Soleil, et non la Terre, se trouvait au centre de l'univers, et par Giordano Bruno qui avança l'hypothèse « que notre Soleil et ses planètes n'étaient peut-être qu'un système parmi d'innombrables autres systèmes semblables dans un univers infini », jusqu'à Descartes qui considérait le corps humain comme une simple machine, et à Newton qui développa le modèle mécaniste du monde, on observe l'émergence d'un nouveau paradigme radical qui allait rendre caduque la vision du monde prônée par l'Église médiévale.

Enfin, racontent-ils, « les disciples de Darwin portèrent le coup final, assurant le triomphe du matérialisme. D'après eux, non seulement Dieu n'existe pas, et il n'y a donc aucune intelligence créatrice guidant l'épanouissement de la vie galactique, mais nous-mêmes, qui étions autrefois le centre du monde, ne sommes rien de plus que le fruit de mutations fortuites, des porteurs de l'inexorable quête évolutive de l'ADN, dans un univers dénué de sens. » C'est cette dérive de la science vers une perception de la réalité qui exclue la dimension spirituelle qui est en bonne partie responsable du sentiment de séparation que beaucoup éprouvent à l'égard de la nature - ce qui explique l'exploitation abusive qu'elle a subie, avec les conséquences catastrophiques que l'on sait.

Heureusement, au début du XXe siècle, l'étau du matérialisme fut desserré par des scientifiques tels Albert Einstein, Niels Bohr, Werner Heisenberg, Erwin Schrödinger et d'autres fondateurs de la théorie des quanta, qui dirent au monde à peu près ceci : « Si vous poussez suffisamment loin votre examen de la matière, elle disparaît et se dissout en énergie impalpable. Si nous décrivons l'univers mathématiquement selon ce que propose Galilée, on s'aperçoit qu'il n'a finalement rien de matériel ! L'univers physique est essentiellement de nature non physique, et son émergence peut se faire à partir d'un champ de potentialité qui est encore plus subtil que l'énergie elle-même, un champ immatériel qui ressemble davantage à une mer d'information, d'intelligence ou de conscience qu'à de la matière. »

Puis, les auteurs mettent en lumière l'urgente nécessité pour la science de revoir le paradigme, ou système de croyances implicites, sur lequel se fondent leur vision de la réalité. Presque quotidiennement, de nouvelles informations scientifiques émergent qui ne peuvent être expliquées à l'aide du modèle newtonien classique. La théorie de la relativité, la mécanique des quanta, l'influence des pensées et des émotions sur le corps, les prétendues « anomalies » comme les perceptions extrasensorielles, la guérison mentale, l'observation à distance, la médiumnité et le channeling, les états de mort imminente et les expériences de sortie de corps - tout cela démontre le besoin d'un modèle différent, d'un nouveau paradigme qui engloberait tous ces phénomènes dans une théorie plus globale expliquant le fonctionnement du monde.

Ils nous invitent ensuite à revoir notre propre conception de la réalité et à ouvrir notre esprit à l'émergence d'un nouveau paradigme en nous faisant prendre conscience à quel point notre perception actuelle du monde est le fruit d'une illusion soigneusement échafaudée par notre cerveau, à partir des impulsions nerveuses qu'il reçoit et interprète, en les filtrant à travers nos souvenirs et nos émotions, créant ainsi pour nous une histoire cohérente du monde. Pour mieux faire comprendre à quel point l'univers en apparence solide qui nous entoure ne correspond en rien à la réalité que la physique quantique nous dévoile, ils nous expliquent en des termes simples une foule de concepts scientifiques stupéfiants comme l'enchevêtrement quantique, la non-localité, l'effondrement de la fonction d'onde et l'influence de l'observateur sur ce qui est observé - des concepts qui, à maints égards prouvent la validité de la vision mystique du monde selon laquelle la conscience crée la réalité.

Et c'est alors que le sous-titre du livre — « Découvrir les possibilités infinies de transformer sa réalité de tous les jours » — prend tout son sens. Si notre réalité n'est rien de plus que le produit des questions et des attitudes que nous portons en nous, et si elle ne prend forme qu'au bout d'une longue chaîne de souvenirs, de perceptions et d'observations, il ne s'agit alors pas tant de chercher comment la transformer que de se demander pourquoi nous ne la changeons pas. C'est dans la réponse à cette question que se trouve la clef du changement, un changement possible et nécessaire que le reste de ce livre décrit, explique et encourage avec verve et une telle diversité de points de vue qu'il est difficile de ne pas tomber sous le charme envoûtant de cette lecture fabuleusement stimulante.

Résumé préparé par Jean Hudon, traducteur de Que sait-on vraiment de la réalité ? - disponible en librairie dès le mois d'avril 2007.

Pour avoir un aperçu de ce livre, visiter le http://www.ariane.qc.ca/fr/livre.php?idlivre=133

Vous pouvez en télécharger un extrait au http://www.ariane.qc.ca/upload/livres/133pdf1.pdf




2.

De : http://www.ledevoir.com/2007/01/06/126618.html

Les riches au banc des accusés
    
LOUIS-GILLES FRANCOEUR

Édition du samedi 06 et du dimanche 07 janvier 2007

Mots clés : crises écologiques, crises sociales, Capitalisme, France (pays), Canada (Pays)

Le capitalisme serait à l'origine des crises sociales et écologiques

Qu'est-ce que le réchauffement du climat, la pollution de l'atmosphère, des rivières, fleuves et océans, l'épuisement des ressources, l'extinction accélérée des espèces, la déforestation, la libération des OGM dans l'environnement et, bientôt, la pollution infinitésimale et pratiquement indécelable des nanomatériaux ont-ils en commun? Le capitalisme comme cause première et l'oligarchie qui en profite, répond Hervé Kempf dans un livre-choc publié cette semaine à Paris aux Éditions du Seuil.

Journaliste spécialisé en environnement pour le quotidien Le Monde, Hervé Kempf a roulé sa bosse aux quatre coins de la planète et côtoyé, privilège de chroniqueur environnemental, la crème de la communauté scientifique, «des gens plutôt calmes et pondérés». Pourtant, de ces contacts et des dossiers patiemment constitués pour son journal, il retient deux constats, écrit-il d'entrée de jeu dans Comment les riches détruisent la planète, qui sera disponible au Québec le 6 février.

D'abord, expliquait-il en entrevue téléphonique hier, la situation écologique de la planète s'aggrave à un rythme qui neutralise tous les efforts des millions de citoyens et écologistes militants, au point que la planète risque de franchir un point d'irréversibilité «d'ici 10 ans», croit-il en se basant sur la vitesse à laquelle les bilans négatifs s'accumulent.

Deuxième constat de ce véritable essai d'explication globale de la crise environnementale, «le système social qui régit actuellement la société humaine, le capitalisme, s'arc-boute de manière aveugle contre les changements qu'il est indispensable d'opérer si l'on veut conserver à l'existence humaine sa dignité et sa promesse».

De la même façon que les différents volets de la crise environnementale mondiale réagissent de plus en plus en synergie -- le réchauffement accélère le rythme d'extinction des espèces tout comme l'utilisation des combustibles fossiles engendre la pollution et la consommation, l'épuisement des ressources --, la crise écologique et la crise sociale planétaire sont les deux facettes obligées d'un même problème.

«On ne peut comprendre la concomitance des crises écologiques et sociales si on ne les analyse pas comme les deux facettes d'un même désastre. Celui-ci découle d'un système piloté par une couche dominante qui n'a plus aujourd'hui d'autre ressort que l'avidité, d'autre idéal que le conservatisme, d'autre rêve que la technologie. Cette oligarchie prédatrice est l'agent principal de la crise globale», écrit Kempf. Le capitalisme actuel, ajoute-t-il en entrevue, a perdu ses anciennes finalités historiques, soit la création de richesse et d'innovation, parce qu'il est devenu un capitalisme financier, décrié même par des économistes capitalistes. Ce capitalisme, qui détruit les emplois par les rationalisations, les nouvelles technologies et la mondialisation, augmente globalement et partout les écarts entre riches et pauvres dans chaque pays et, aussi, entre les différents pays, constate le journaliste.

Cette oligarchie, qu'il cible, ne se contente pas de consommer et de gaspiller aveuglément les ressources matérielles de la planète avec ses grosses voitures, ses voyages en avion, sa consommation débridée de produits vivants, ses maisons inutilement vastes, son gaspillage d'énergie à tout vent. Elle a aussi, ajoute Hervé Kempf, engendré un modèle d'hyperconsommation tentant désormais d'imiter les classes inférieures et surtout la classe moyenne, tout comme les pays en développement tentent d'imiter les pays occidentaux, même si, d'instinct ou rationnellement, chacun sait clairement que «cette idéologie du gaspillage» et sa ponction sur les ressources planétaires arriveront inévitablement à un terme abrupt.

Cette dérive place l'espèce humaine devant le fait sans précédent qu'elle a atteint ou qu'elle atteindra bientôt les limites de sa planète, ce qui pourrait par rétroaction menacer sa propre existence. Mais cette dérive est d'autant plus difficile à enrayer, estime Hervé Kempf, qu'elle s'appuie sur un régime semi-autoritaire de plus en plus institutionnalisé à l'échelle planétaire. Elle s'appuie même, dit-il, sur des crises comme celle du 11-Septembre pour réduire sensiblement les droits humains conquis de haute lutte et neutraliser, voire faire disparaître, les mécanismes démocratiques qui permettent des débats publics libres sur les choix de projets, les choix de société que soulève à répétition le jeu de l'économie.

Hervé Kempf récuse toute accusation de tenter de faire passer du vert au rouge le débat écologique planétaire.

«Je ne suis pas marxiste, dit-il, et je ne l'ai jamais été parce que cette idéologie ne respecte pas les droits humains. Mais les marxistes n'ont pas le monopole du débat social et on ne peut tout de même pas se fermer les yeux sur des phénomènes documentés, chiffrés, qu'on a sous les yeux. Je constate l'existence de deux crises, l'une écologique et l'autre sociale. Et je constate qu'elles agissent en synergie. Et je constate qu'une minorité en tire bénéfice. Et j'en tire des conclusions.»

Mais il constate aussi qu'une grande partie de la gauche européenne n'a pas vu la profondeur des liens entre les deux problèmes, tout comme beaucoup d'écologistes, qui s'en tiennent à une approche environnementaliste, ratent la moitié du problème, sinon sa cause première.

«Si on veut être écologiste, écrit-il, lapidaire, il faut arrêter d'être benêt», car «le social reste l'impensé de l'écologie» si on n'ose pas l'analyser sous l'angle des rapports de pouvoir, de domination et de richesses.

«Il faut, écrit-il, sortir de ce hiatus. Comprendre que crise écologique et crise sociale sont les deux facettes d'un même désastre. Et que ce désastre est mis en oeuvre par un système de pouvoir qui n'a plus pour fin que le maintien des privilèges des classes dirigeantes.»

S'il n'aborde pas dans son essai l'impact de la démographie galopante sur les «services biologiques» en déclin de la planète, Hervé Kempf reconnaît d'emblée que ce facteur a certainement un impact globalement plus grand que toute l'hyperconsommation de cette oligarchie, constituée par quelques centaines de milliers de millionnaires et de milliardaires, qui contrôlent l'essentiel des revenus et du patrimoine financier. Mais, explique-t-il, c'est cette oligarchie qui crée un modèle insoutenable pour la planète, dont l'impact indirect sur les autres groupes sociaux dépasse sa consommation directe. «Et, dit-il pince-sans-rire, tous les humains n'ont pas le même impact sur la planète à leur naissance: un Occidental pèsera beaucoup plus lourd sur le sort de la planète qu'un bébé du Niger ou de l'Inde.»

C'est pour mettre fin à cette course à la consommation ostentatoire qu'il préconise des contrôles radicaux de la richesse par un «plafonnement du salaire maximum et de l'accumulation de la richesse patrimoniale», une sorte de pendant du salaire minimum mais par le haut.

«Tout le monde, commente Kempf, sait que la Chine ne pourra jamais atteindre un niveau de consommation par habitant comparable à celui des Américains, avec deux voitures par famille, trois téléviseurs, quatre ordinateurs et portables, et une maison trois fois trop grande pour ses habitants, ce qui engendre une consommation d'énergie qui suffirait aux besoins d'une dizaine, voire de vingt personnes sur d'autres continents.» Cette oligarchie, qui a mondialisé la pauvreté, le chroniqueur environnemental propose qu'on lui impose une réduction de sa consommation pour qu'elle n'alimente plus ce rêve insoutenable, qui engourdit l'esprit critique de toute la planète au point qu'elle ferme les yeux sur le mur dans lequel elle fonce à toute vapeur.

Et le journaliste connu pour sa rigueur et sa pondération n'en conclut pas moins: «Il faudra encore que la préoccupation écologique s'articule à une analyse politique radicale des rapports actuels de domination. On ne pourra pas diminuer la consommation matérielle globale si les puissants ne sont pas abaissés et si l'inégalité n'est pas combattue. Au principe écologiste, si utile à l'époque de la prise de conscience -- "Penser globalement, agir localement" --, il nous faut ajouter le principe que la situation impose: "Consommer moins, répartir mieux".»

Les écologistes, ajoute-t-il, n'ont pas souvent fait le procès de la «misère écologique» qui parque les pauvres à côté des quartiers industriels, pollués et à risque, à côté des autoroutes ou des activités bruyantes, dans les maisons les plus insalubres et dans les secteurs généralement les moins bien desservis par les services publics, y compris les transports en commun. Il est faux, dit-il, de prétendre que le système économique doit croître davantage pour sortir ces gens de la misère ou pour permettre aux pays pauvres d'accéder à plus de richesse. Le jeu du système économique va dans l'autre sens, en monopolisant richesse et pouvoir aux dépens des plus démunis et des classes moyennes qui rêvent -- de plus en plus vainement -- de se hisser dans le cocon de l'oligarchie financière actuelle, soutient Kempf.

C'est pourquoi, dit-il, il faut «abaisser les riches» plutôt que de relever les pauvres, afin de commencer à respecter les seuils de détérioration irréversibles des ressources de la planète.

Il s'en prend d'ailleurs au concept de développement durable et à l'alibi qu'il constitue désormais pour les gouvernements et les entreprises qui s'en servent pour justifier d'autres ponctions dans les ressources au nom de cette nouvelle rationalité qui serait inoffensive pour la planète. Le développement durable, écrit-il, est devenu «une arme sémantique pour évacuer le gros mot "écologie". Y a-t-il d'ailleurs besoin de développer encore la France, l'Allemagne ou les États-Unis»? Le concept a un sens, concluait-il hier en entrevue, mais uniquement dans les pays en développement puisqu'il peut leur servir à éviter un développement aussi brutal et anarchique que celui que nous avons réalisé en Occident. Mais en Occident, dit-il, la première des responsabilités environnementales «consiste à réduire notre consommation de biens matériels» pour plutôt accéder à un niveau de bien-être basé sur des valeurs, des connaissances, en somme sur des richesses immatérielles mais pourtant bien réelles.


Voir les très nombreuses et fort intéressantes réactions à cet article au http://www.ledevoir.com/2007/01/06/126618.html




3.

From: "Juliette Barmet" jbarmet.starlight@span.ch>
Subject: La surveillance électronique franchit les frontières et les limites
Date: 30 Jan 2007

La surveillance électronique franchit les frontières et les limites

On sait que la surveillance généralisée des populations passe par la multiplication des systèmes de contrôle permettant de valider l'identité des citoyens. Ce que l'on sait moins, c'est que des données personnelles nous concernant sont transmises, à notre insu, à des gouvernements étrangers pour renforcer leurs systèmes de contrôle. Cela va beaucoup plus loin qu'on ne le croit.

Le risque potentiel pour la sécurité que représente tout individu est devenu obsessionnel. Tels des joueurs compulsifs qui ne peuvent s'empêcher de franchir les portes du casino, nos forces de l'ordre sont incapables de résister à l'appel des technologies de l'information. La cueillette, le couplage et l'échange de données, même les plus intimes, sont devenus des opérations banales sans que nous en ayons été conscients.

Dans un mémoire présenté à la Commission de l'éthique de la science et de la technologie du Québec en novembre 2005, la Ligue des droits et libertés écrivait : « Les systèmes biométriques à plus grande échelle sont ceux déployés au niveau international sur la base de décisions prises par des instances sur lesquelles les citoyens n'ont aucune prise. » C'est le cas du passeport biométrique avec puce d'identification radio-fréquence (RFID), adopté au printemps 2004 comme nouvelle norme de passeport par l'Organisation de l'aviation civile internationale (OACI).

Ajoutons les accords entre pays prévoyant l'échange de données sur des individus, tel l'Accord sur la frontière intelligente en vigueur depuis décembre 2001. Toujours selon la Ligue des droits et libertés, la quantité d'informations et de renseignements sur des individus échangés entre agences de renseignements canadiennes et américaines a augmenté de façon substantielle depuis 2001.

Au même moment, le cumul d'informations de toute nature sur les individus ne cesse de s'enrichir (dossiers scolaires, médicaux, de justice, etc.) et de se centraliser. Cela ne peut que faciliter les échanges de données nous concernant entre gouvernements.

Carte d'identité avec données biométriques obligatoire et universelle, passeport biométrique qui va finir par devenir tout aussi obligatoire et universel, nous aurons en permanence sur nous, d'ici quelques années, si nous ne faisons rien pour l'empêcher, une « clé d'accès » non seulement pour nous identifier, mais surtout pour enclencher un processus de profilage qui pourrait poser de sérieux problèmes à de nombreuses personnes pourtant sans reproche.

Au rythme où vont les choses, il sera bientôt possible à diverses forces de l'ordre de consulter instantanément notre double numérique, un profil de notre personnalité qui ne sera pas connue de nous. Au nom de la sécurité nationale, on nous refusera l'accès à notre double numérique, tout en refusant de donner des explications sur ce refus. Bref, nous ne serons pas en mesure de vérifier ce que l'État prétend savoir sur vous.

Le gourou américain de la sécurité (selon The Economist) Bruce Schneier, expliquait le 22 décembre dernier, sur son blog Schneier on Security, à quel point tout système qui prétend pouvoir déterminer le danger que représente chaque individu qu'il filtre est une pure perte d'argent.

Donnant l'exemple du Automated Targeting System qui attribue une note à chaque voyageur se présentant dans un aéroport américain, note correspondant au degré de menace terroriste qu'il pose, Schneier rappelle un simple chiffre pour illustrer sa prétention : sur les 431 millions de visiteurs qui sont passés par les douanes américaines en 2005, même un système fiable à 99,9% produit 431 000 fausses alarmes !

Mais la pire menace que fait peser, selon Schneier, ce genre de système, dont certains politiciens de droite font la promotion (cette dernière remarque n'est pas de Schneier), concerne les libertés individuelles.

Monter des mégabases de données sur des individus n'ayant commis aucun crime, à partir de critères secrets, et partager ces données avec diverses agences gouvernementales sans devoir en rendre compte, rend chacun de nous constamment à la merci d'un abus de pouvoir. C'est digne de l'ex-URSS ou de la Chine actuelle, pas de régimes démocratiques.

Parlez-en à Jan Adams et à Rebecca Gordon, deux Américaines qui se sont vu refuser l'embarquement à bord d'un avion en 2003 parce qu'elles étaient sur la no-fly list, et qui n'ont vu comme seule raison plausible que le fait qu'elles militaient contre la guerre en Irak. (Suspect nation, à la 28e minute).


Auteur : Michel Monette
Site http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=17109




4.

LE TEMPS COURT…

Le temps court, dit-on.
Mais il court après quoi ?
Bonne question !

Si c'est après le Néant,
Alors on imagine des billes tombant d'un bol dans le vide.
Mais d'où viennent ces billes et qu'est-ce qui a empli le bol ?
Sûrement pas le Néant qui se l'interdirait par non-définition.
Car le Néant se vautre dans sa propre absurdité.

Si le temps, par contre, court après l'Eternité ;
Là, on est un peu estomaqué.
Car s'il y a tant de temps dans l'Eternité,
comment expliquer qu'il se bouscule à ce point pour y entrer ?

Mais enfin, qu'il prenne son temps, le temps.
Relax, le temps !

A moins que ce soit nous qui l'emplissions au maximum ?
D'abord, parce que ça occupe.
Une vie trop désoeuvrée nous fait douter de nous-mêmes.
Ensuite, parce que d'être bien sollicité nous donne une certaine reconnaissance ;
et même une petite importance.
Et puis, la roue s'affole par tous ces modes de communication moderne.

Mais si le temps court au point qu'il aura finalement été trop court (bref)
Pour choisir ce qui nous semblait essentiel et prioritaire
Et pour dire clairement "je t'aime" à ceux qu'on aime ;
Alors là, plus rien ne va !

Kidnappons le temps !
Décompressons-le et calmons-le, ce pauvre petit.
Offrons-lui une rupture qui le surprendra :
Un petit rien contemplatif tiré de derrière les fagots
qu'on voulait lui offrir, au temps galopant, depuis un bon moment déjà.
Ce paysage, ce son, ce silence, cette couleur, cette musique
qu'on avait envie depuis longtemps de lui faire déguster.

Et c'est là qu'on voit tout à coup le temps se dilater,
ronronner et se renverser sur le dos dans un hamac indolent
pour qu'on lui fasse des gratouilles, des petits câlins et de doux massages.

Gourmand de tendresse et de farniente, soudainement, le temps.
Si bien qu'il en redemande à contre-temps.

Il n'a plus l'air de rien, le temps.
Si bien qu'il s'estompe et s'oublie.
Ou qu'il devient entier, somptueux, unique et fort comme une plénitude.

Et il entre autrement dans l'Eternité.

Humain ! Que le temps, jamais, ne soit trop court
Pour le meilleur en toi.

André Larivière (andre.lariviere@sortirdunucleaire.fr)

Tiré de son récent bulletin d'information, le Peace Panda News #20

André est un ami de longue date, un Québécois vivant en Europe depuis 20 ans et "spécialiste" des militances viscérales ayant parcouru près de 20 000 km à pied à travers l'Europe sur diverses marches militantes, ayant également participé à trois grands jeûnes politiques. Il a fait l'animation de divers camps et festivals antinucléaires, ainsi que de nombreux séminaires sur l'action non-violente. Depuis mars 2003 , il est permanent du Réseau Sortir du nucléaire (fédération française de 760 groupes) où il est responsable du lien avec les groupes locaux, de la coordination de diverses actions et des contacts internationaux.




5.

From: Nelly Lewin (nellwin108@free.fr)
Subject: L'uranium appauvri, le diabète, le cancer et vous
Date: 23 Feb 2007

Cher Jean,

N'est-il pas effarant de voir BushCo intrumentaliser les soldats en Irak et comme d'habitude détourner le sens des choses... Comme le faisait Hitler, "on" inverse les symboles et le sens des mots ce qui est en soi déjà la démonstration de ce qu'ils sont : ni plus ni moins que des nazis et des satanistes...

Si leurs "inquiétudes" étaient sincères, n'auraient-ils pas commencé par équiper leur troupes correctement puis, à leur retour, assuré aux blessés et traumatisés les soins qui s'imposent ainsi qu'une vie correcte et décente ?

Au lieu de cela, les témoignages qui s'accumulent (et qui font froid dans le dos)sont la démonstration indiscutable du contraire...

A quel moment, allons-nous tous dénoncer haut et fort ces contradictions délibérées ? Les Américains (et le monde...) vont-ils longtemps continuer à se laisser berner ? Où est leur soit-disant patriotisme ?En quoi s'exprime leur très médiatique admiration des soldats qu'ils acceptent de voir traiter de la sorte ? Ou bien l'admiration consiste-t-elle simplement à envoyer des jeunes gens à la mort ? Sans parler de ce qu'ont à vivre les pays que les States viennent souiller, détruire, piller et vampiriser !

Quelle confusion... et je n'évoque là qu'un des aspects du problème dont il est question dans cet article !
Plus la Lumière se répand, plus les points litigieux se font nombreux...

Puissions-nous avoir en nous assez d'équilibre, d'équanimité et d'amour inconditionnel pour dénoncer et pour, en même temps, apprendre à aimer ceux que nous dénonçons... Je crois que c'est surtout dans ce but que nous devons prier.

Que le Divin nous manifeste à tout instant Sa présence en nous et fasse de nous des Instruments de Son Amour et de Sa Paix...

Love and Peace 

Nelly-Solange

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Tiré de : http://www.globalresearch.ca/index.php?context=viewArticle&code=CAN20070118&articleId=4508

L'uranium appauvri, le diabète, le cancer et vous

par le Dr Alan Cantwell

Global Research, le 18 janvier 2007

Récemment, j'ai reçu un étrange courriel affirmant que l'uranium appauvri (UA) était la cause de la fulgurante intensification des diabètes dans le monde. En tant que médecin, je n'avais jamais entendu parler d'une telle hypothèse. Tout médecin sait qu'une irradiation peut causer un cancer, mais la relation entre l'UA et le diabète me semblait saugrenue. Néanmoins, j'ai pensé qu'il serait intéressant de jeter un oeil sur Internet.

Le site américain PubMed, financé par la Bibliothèque Nationale de Médecine, est le meilleur outil de recherche pour des informations médicales sur le Net. J'ai tapé les mots clés "uranium appauvri" et "diabètes", mais aucun article scientifique extrait de quelque revue médicale n'est apparu sur l'écran de mon ordinateur, ce qui m'a confirmé l'absence de toute connexion scientifique. Même avec les mots "uranium appauvri" et "maladie humaine", juste 16 articles seulement étaient mentionnés sur le sujet, datés entre 1994 et 2005; et seulement la moitié de ces articles abordaient les problèmes de santé des soldats exposés à l'UA lors de la Guerre du Golf.

Il y était rapporté que l'UA s'accumule dans les ganglions lymphatiques, le cerveau, les testicules et les autres organes, et que ses effets à court et à long terme étaient inconnus. Les malformations des nouveau-nés étaient en nette expansion dans la progéniture des personnes exposées à l'UA, et les vétérans de la Guerre du Golf qui en avaient inhalé excrétaient toujours, 10 ans plus tard, des quantités anormales d'uranium dans leurs urines.

Pourquoi y avait-il si peu d'articles sur l'UA et ses effets sur le corps humain? Ayant abondamment écrit, depuis 20 ans, sur le SIDA et la désinformation entretenue sur cette épidémie fabriquée de toutes pièces par l'homme, cela ne me surprenait pas. Je suspectais fortement que la recherche des effets de l'UA sur la santé des vétérans de la Guerre du Golf était "politiquement incorrecte". Par ailleurs, une rapide recherche sur le Web avec Google - "effets secondaires" + "uranium appauvri" ["side effects" + "depleted uranium"] - me retournait 71 000 pages en anglais. En ajoutant "diabètes" ["diabetes"], j'obtenais 22 000 pages.

Je découvrais aussi que dans la presse, les articles évoquant les dangers de l'UA sur la santé étaient rares, voire inexistants. Dans un communiqué de janvier 2001, FAIR (1) accusait les médias de "couverture médiatique pauvre sur les armes à uranium appauvri". Néanmoins, on peut trouver sur Internet beaucoup d'informations sur l'UA.

L'UA a d'abord été utilisé par les USA dans la première Guerre du Golf en 1991, puis dans les Balkans, au Kosovo, à la fin des années 90, en 2000 dans la guerre contre l'Afghanistan, et en 2003 en Irak; les Israéliens l'ont utilisé aussi en 2006 dans leur guerre avec le Liban. Inutile de le dire, l'Administration et l'Armée américaines nient officiellement tout danger de l'UA pour la santé. Dans un article rassurant du New York Times du 9 janvier 2001, intitulé "Un document de 1999 met en garde contre l'uranium appauvri", Marlise Simons note que "tout en reconnaissant certains risques, le Pentagone comme l'OTAN, se référant à l'avis des experts, réfutent l'existence d'un quelconque lien entre la mort de vétérans malades et leur exposition à l'uranium appauvri."

Les armes à l'uranium appauvri ont été développées par la Marine américaine en 1968, et les États Unis les ont d'abord données à Israël lors de la guerre israélo-arabe de 1973. Depuis lors, les USA ont testé et fabriqué des armes à l'UA et en ont vendu à 29 pays. L'UA a été testé en 1999 en bombardant à plusieurs reprises un site expérimental de Porto Rico, sur l'île de Vieques, avant d'être utilisé au Kosovo.

L'UA est un sous-produit de l'enrichissement de l'uranium naturel utilisé dans les réacteurs nucléaires. En tant que déchet nucléaire, le conserver est coûteux, mais il est relativement bon marché de s'en procurer. En raison de leur capacité à percer le blindage des tanks, les armes à l'UA sont extrêmement performantes, et c'est la raison pour laquelle elles séduisent tant les militaires.


Ceux qui tirent la sonnette d'alarme

Le Commandant Doug Rokke, un des meilleurs experts de l'UA, a rejoint ceux qui tirent la sonnette d'alarme contre son utilisation. Il explique que la charge d'un tank se compose de 4,5 kg d'uranium-238 solide, contaminé par du plutonium, du neptunium et de l'américium. Cette charge étant pyrophorique, ce qui signifie qu'elle génère une intense chaleur à l'impact, elle transperce aisément un tank à cause de la forte compacité du métal. Quand ces munitions à l'UA touchent au but, elles produisent un torrent de feu à l'intérieur de tout véhicule ou structure, ce qui se traduit par des brûlures et des blessures épouvantables chez ceux qui échappent à la mort instantanée par carbonisation.

A l'impact, l'UA produit de l'oxyde d'uranium, et des éclats d'uranium explosent dans tout l'environnement. Les minuscules nanoparticules, en pénétrant dans les poumons et le courant sanguin, se dispersent dans tout le corps. Quand Rokke et son équipe eurent pour tâche de "nettoyer" l'UA après la première Guerre du Golf, tous ses hommes tombèrent malades au bout de trois jours, avec des problèmes respiratoires, des éruptions cutanées, des saignements et des lésions purulentes. Dans une interview de 2003 en Australie avec Gay Alcorn, Rokke confessait : "Après tout ce que j'ai vu et tout ce que j'ai fait, il m'est apparu très clairement que vous ne pouvez pas retirer les déchets radioactifs d'une nation juste pour les balancer dans une autre. C'est inacceptable. C'est tout simplement inacceptable."

Selon Asaf Durakovic, médecin au Centre de Recherche médicale sur l'uranium de Washington DC, le terme "uranium appauvri" est impropre. L'uranium "naturel" et l'uranium "appauvri" sont l'un comme l'autre composés à plus de 99% d'uranium 238. L'UA est presque aussi hautement concentré que l'uranium pur et peut contenir des traces de plutonium (un élément mortel).

Leuren Moret est une scientifique indépendante américaine qui travaille sur les problèmes de santé posés par les irradiations dans les communautés du monde entier. A 61 ans, elle est toujours la première à s'engager activement contre l'utilisation de l'UA; elle a travaillé dans deux laboratoires d'armements nucléaires, dont le Laboratoire national Lawrence Livermore à Berkeley, qui dépend du Ministère de l'Énergie. Elle tire résolument la sonnette d'alarme contre l'UA en s'opposant fermement au gouvernement avec Rokke et Durakovic, et tous trois ont personnellement subi mille tourments (y compris des menaces de mort) pour leurs positions anti-UA.

Dans son article "L'uranium appauvri: Cheval de Troie de la guerre nucléaire", paru dans le World Affairs Journal de juin 2004, Moret déclare: "L'utilisation d'armes à l'UA par les USA, en violation de tous les traités internationaux, va lentement anéantir toutes les espèces de la Terre, y compris l'espèce humaine, mais ce pays continue pourtant de les utiliser, bien qu'il en connaisse parfaitement le potentiel destructeur."

L'UA circule. Les particules radioactives s'élèvent dans l'atmosphère et se disséminent par le vent des tempêtes et les courants atmosphériques. Elles contaminent irrémédiablement de vastes régions et détruisent lentement l'avenir génétique des populations qui y vivent. Cheval de Troie de la guerre nucléaire, Moret appelle l'UA "l'arme qui tue sans discontinuer." Il n'y a aucun moyen de l'arrêter - ni aucun moyen de le neutraliser. Il répond à la propre définition du gouvernement américain sur les "armes de destruction massive (ADM)."


L'uranium appauvri sur le Royaume Uni

L'UA a une très forte affinité pour l'ADN des cellules et l'endommage irrémédiablement. C'est une arme nucléaire de "quatrième génération". D'abord est apparue la bombe atomique, puis la bombe à hydrogène, ensuite la bombe à neutron, et maintenant l'UA. Moret assure que de la poussière contaminée d'UA du Moyen-Orient s'élève dans l'atmosphère. Via les tempêtes de sable et les courants atmosphériques, elle se retrouve en Europe et en Grande-Bretagne. Finalement, en s'élevant dans l'atmosphère, elle se dissémine dans le monde entier. Aucun endroit n'est épargné, il n'y a aucune possibilité d'y échapper.

Les inquiétudes de Moret sont confirmées dans un rapport de Chris Busby et Saoirse Morgan, publié en 2006 dans la revue European Biology and Bioelectromagnetics sous le titre: "L'utilisation des armes à l'uranium dans la seconde Guerre du Golfe a-t-elle conduit à la contamination de l'Europe?" Les données (obtenues avec l'aide de la loi sur la liberté de l'information - Freedom of Information Act) de l'Institut des Armes Atomiques (Atomic Weapons Establishment, Aldermaston, Berkshire, UK) révèlent que neuf jours après le début de la guerre d'Irak ("choc et effroi" - "shock and awe") le 19 mars 2003, les niveaux d'uranium relevés sur cinq sites du Berkshire s'élevèrent fortement. A deux occasions, ces niveaux dépassèrent le seuil à partir duquel l'Agence de l'Environnement doit être informée, bien qu'ils fussent toutefois en-dessous de la limite de sécurité. Ces niveaux d'uranium appauvri furent les plus élevés qui eussent jamais été mesurés dans l'atmosphère de la Grande-Bretagne. Le rapport confirme aussi les conditions météorologiques de cette période de la guerre, et montre un mouvement ascensionnel constant de l'air depuis le nord de l'Irak.

C'est sans surprise que cette recherche a été officiellement vigoureusement réfutée par divers responsables du gouvernement qui n'y ont vu que de "l'uranium d'origine naturelle". Toutefois, Busby et Morgan soutiennent que ces résultats prouvent pour la première fois que les particules d'UA sont capables de voyager sur des milliers de kilomètres depuis Bagdad jusqu'en Angleterre. On peut lire ce rapport sur Internet.


Le Syndrome de la Guerre du Golfe

Environ 300 tonnes d'UA ont été répandues sur l'Irak en 1991. Pourtant, le Ministère de la Défense américain a considéré que les risques pour la santé des soldats qui en ont inhalé étaient minimes, et il continue d'affirmer que d'y être exposé ne présente aucun danger. Près de 580 000 soldats ont été déployés dans cette guerre; il y a eu 294 tués et 400 blessés ou malades. En 2000, 325 000 étaient déclarés en invalidité permanente, et plus de 11 000 étaient morts. Manifestement, quelque chose de grave pour leur santé s'est produit chez les hommes et les femmes qui ont servi dans le Golfe.

L'UA est connu comme étant neurotoxique. Les vétérans de la Guerre du Golfe ont deux fois plus de risques d'être victimes de la sclérose en plaque (SEP) que les vétérans n'ayant pas servi en Irak. La SEP, une maladie neuromusculaire mortelle, est désormais considérée comme une maladie "professionnelle" dont les vétérans peuvent se prévaloir pour être déclarés en invalidité. Les vétérans de la Guerre du Golfe présentent une disposition aux "maladies chroniques multiples" presque deux fois supérieure à celle des soldats ayant servi ailleurs à la même période. Mais ce qu'on appelle le "Syndrome de la Guerre du Golfe" (SGG) n'est toujours pas reconnu comme maladie spécifique. L'évaluation du Ministère de la Défense ne lui reconnaît aucune spécificité comme syndrome, maladie ou complexe de symptômes des vétérans de la Guerre du Golfe.


Le diabète, épidémie mondiale

Il y a 50 ans, quand je faisais mes études de médecine lors des premières années de la Guerre Froide, le diabète n'était pas une maladie courante. Désormais, au XXIe siècle, il n'est plus rare d'entendre parler de l'imminence d'une épidémie de diabètes. Il est certain que les statistiques corroborent ce fait.

Aujourd'hui, 7% des Américains (17 millions) ont une forme de diabète. De surcroît, en première page du Los Angeles Times du 16 septembre 2006, un rapport avançait que plus de 41 millions d'Américains présentent des taux de glucose anormaux dans leur sang, "ce qui indique qu'ils pourraient développer bientôt un diabète". A Porto Rico (où l'UA a été testé), 10% de la population souffrent du diabète.

Le Centre épidémiologique d'Atlanta (CDC), une agence du gouvernement américain chargée de la prévention, de l'étude et du contrôle des maladies, déclare que "si les Américains ne changent pas leurs habitudes", 33% des enfants nés cette année seront diabétiques en 2050. A cette date, il est prévu que 45 millions d'Américains seront diabétiques. Un groupe de soutien aux vétérans, Veterans with Diabetes International, avance le chiffre de 143 millions de diabétiques dans le monde, et en prévoit 300 millions en 2025.

Le diabète de type 1, le plus souvent décelé chez les enfants et les jeunes adultes, comprend 5% à 10% des cas. Le type 2, un trouble du métabolisme résultant de l'incapacité du corps de produire de l'insuline ou de l'utiliser convenablement, touche fréquemment les adultes, tout particulièrement les obèses. Ce groupe réunit plus de 90% des diabétiques. Le CDC prévoit que d'ici à 2050, le diabète de type 2 va s'accroître de 165%. Les personnes ayant un diabète de type 2 ont aussi deux fois plus de risques de contracter un cancer du pancréas.

Trente-quatre ans après la fin de la guerre du Vietnam, le Ministère de la Défense présentait finalement "la preuve incontournable" que les diabètes de type 2 pouvaient être liés à l'Agent Orange. Plus de 80 000 tonnes de ce défoliant toxique furent pulvérisées sur le Vietnam par l'armée américaine. On sait aujourd'hui qu'il cause des cancers et, chez les nouveau-nés, des malformations. Depuis 2002, le diabète est désormais reconnu comme maladie "connexe au service" pour tous les vétérans du Vietnam. Pour l'heure, ce n'est pas encore le cas pour les vétérans de la Guerre du Golf.

Neuf pour cent (9%) des vétérans du Vietnam on un diabète de type 2. Il n'y a aucune preuve aujourd'hui d'un accroissement de la fréquence des diabètes chez les vétérans de la Guerre du Golf, mais je n'ai pu trouver la moindre investigation sérieuse pour confirmer ou infirmer cela. Dans dix ou vingt ans peut-être, la science officielle découvrira leur relation avec l'UA.

On pense communément que le diabète est causé par l'obésité, une mauvaise alimentation et le manque d'exercice. Pour Leuren Moret, la cause de cette nouvelle épidémie est plus sinistre: à savoir le niveau en hausse de l'UA dans l'atmosphère partout dans le monde, conjugué aux émissions issues de la prolifération des centrales nucléaires.

Contrairement aux allégations de la science officielle, Moret affirme que l'UA est une chose extrêmement dangereuse, et que le diabète en est une réponse immédiate, à la différence des décennies que peut mettre l'uranium pour générer un cancer induit par son rayonnement. Bien qu'elle ne puisse le prouver, elle est la première scientifique à fortement suggérer qu'il y a une relation entre la nouvelle épidémie de diabètes et l'UA.

Moret soutient que la profession médicale a collaboré à la dissimulation de l'irradiation à faible dose issue des centrales nucléaires et des essais dans l'atmosphère. Je n'ai pu le vérifier, mais c'est cohérent avec la passivité de la profession médicale lors des expérimentations nucléaires aux USA durant la Guerre froide (voir plus loin). Elle parle également des médecins hospitaliers qui sont menacés par le gouvernement d'une amende de 10 000 $ et de la prison s'ils parlent ouvertement des problèmes de santé des soldats de retour de la guerre d'Irak. Cela pourrait expliquer l'indigence des rapports dans la littérature scientifique concernant les vétérans exposés à l'UA et leurs maladies en lien avec la guerre.

Moret dit aussi que les journalistes ont été empêchés d'approcher plus de 14 000 soldats évacués pour raisons médicales de la présente Guerre d'Irak et rapatriés à l'hôpital Walter Reed, près de Washington DC. Pour en savoir plus sur Leuren Moret et ses recherches, tapez dans Google: Leuren Moret + videos. De plus, elle apparaît dans le récent documentaire "Beyond Treason", où elle énumère les horribles conséquences de l'exposition à l'uranium appauvri sur les troupes américaines et les civils irakiens dans la région du Golfe en 1991.


L'uranium appauvri, sans danger?

Autorité reconnue, Ronald L. Kathren, professeur émérite à l'Université publique de Washington (Oregon), répond de l'innocuité de l'UA. Contrairement au Commandant Rokke, il semblerait qu'il n'ait jamais été dans l'armée ni en contact avec l'UA sur un champ de bataille. Néanmoins, son opinion a beaucoup de poids dans le monde scientifique.

Kathren ne conteste pas le fait que les militaires qui peuvent avoir été en contact avec l'UA souffrent de maladies diverses, mais il pense que leur exposition à l'uranium n'en est très probablement pas la cause.

Dans un texte au Portland Independant Media Center (Indymedia) du 3 juillet 2005, il écrit: "Les radiologues se préoccupent énormément de la santé publique, et en tant que spécialistes des rayonnements et de leurs effets sur les personnes et l'environnement, ils ont pleinement conscience que c'est autre chose que l'exposition à l'uranium qui est la cause des maladies dont souffrent ceux qui ont été en contact avec l'uranium appauvri des munitions. Une quantité incroyablement énorme de données scientifiques montrent qu'il est pratiquement impossible que l'uranium soit la cause de leurs maladies. Malgré cette masse de données scientifiques, des personnes ignorantes ou dans l'erreur continuent de prétendre que l'uranium appauvri, et tout particulièrement la radioactivité qui y est associée, est la cause de celles-ci. C'est vraiment fâcheux, car les radiologues et les autres chercheurs ont déjà connaissance que l'uranium appauvri n'en est pas la cause, et par conséquent toute investigation sur ces maladies devrait se concentrer sur d'autres causes possibles. Si nous voulons apporter un tant soit peu quelque soulagement ou réconfort à ces personnes souffrantes, et si nous voulons acquérir une meilleure connaissance de la cause de ces maladies, nous ne devons pas gaspiller nos énergies, nos ressources et notre temps, si précieux et limités, en essayant de pointer d'un doigt accusateur l'uranium appauvri alors que l'on sait déjà qu'il est pratiquement certain que l'uranium n'est pas la cause du problème." (2)


"Toute radiation est dangereuse pour les êtres humains, aussi faible soit-elle".

En tant que médecin, il m'est inconcevable qu'un expert officiel comme Kathren puisse si vite disculper l'UA en affirmant qu'il est inoffensif et dénué de tout risque, surtout quand le 29 juin 2005, une commission de l'Académie Nationale des Sciences trouve, quant à elle, que toute radiation est dangereuse pour les êtres humains, aussi faible soit-elle.

Cette commission conclut que "toute dose d'irradiation, aussi faible soit-elle, peut induire un cancer. Une majorité de gens vont de plus en plus être exposés aux rayonnements à cause de leur utilisation grandissante en médecine. Ces nouvelles conclusions pourraient conduire à des changements dans les pratiques médicales et les niveaux d'irradiation autorisés sur les anciens sites nucléaires." La commission contredit également l'affirmation fréquemment entendue de certains scientifiques pro-nucléaires de l'administration: "un faible rayonnement ne peut vous être néfaste."

L'idée que l'irradiation à faibles doses serait sans danger est le mythe qui a permis de nombreux essais nucléaires lors de la Guerre froide sans une véhémente protestation de l'ensemble de la communauté humaine. C'est toujours ce mythe qui permet d'utiliser sur les champs de bataille des armes à l'UA contre les "terroristes".

Historiquement, la preuve du danger de la guerre nucléaire a été fournie il y a une dizaine d'années par la publication, autorisée par le Président Bill Clinton, d'un rapport de la Commission du Congrès américain qui s'intitulait "Expériences sur l'irradiation des êtres humains" (The Human Radiation Experiments). Ce rapport montre clairement qu'on ne peut se fier aux déclarations officielles des chercheurs sur l'innocuité des armes nucléaires. Ce qui dans ce rapport est pire encore, c'est toute la documentation sur d'innombrables expériences secrètes menées sur des personnes sans méfiance lors de la Guerre froide, "au nom de la science". Malheureusement, cet horrible rapport paru en 1996 n'a pas dissuadé Clinton d'autoriser les armes à l'UA au Kosovo en 1999, ni le Président George W. Bush qui les a de nouveau autorisées en Afghanistan et en Irak. 

Quiconque ayant un accès à Internet peut simplement chercher avec Google "the human radiation experiments" pour lire les détails de cette science exécrable qui gravite autour des essais nucléaires et de ses effets désastreux pour la santé de citoyens américains peu suspicieux.

En 2001, cinquante ans après un grand nombre d'essais d'armes nucléaires dans l'ouest des USA, l'Institut National américain contre le Cancer a finalement été obligé de révéler le résultat de ses recherches: les retombées radioactives des bombes testées au Nevada se sont disséminées dans tous les États de l'Union et ont causé au moins 15 000 décès par cancer et jusqu'à 212 000 cancers non-létaux de la thyroïde. John LaForge de Nukewatch.com nous rappelle que "l'on disait alors que les 67 bombes expérimentales qui ont explosé entre 1946 et 1958 étaient sans danger."


Argent, pouvoir et uranium appauvri

A qui profite ce cauchemar planétaire? Dans "The Enemy Within" ("L'ennemi intérieur", 1996), Jay Gould révèle que la famille royale britannique détient en fonds privés plus de 6 milliards de dollars dans l'uranium par l'entremise du groupe anglo-australien Rio Tinto qui, avec plus de 60 opérations dans 40 pays, est la plus grande compagnie minière du monde. L'Afrique et l'Australie sont les deux principales sources d'uranium de la planète. Les Rothschild contrôlent les approvisionnements et les prix sur le marché international.

Gould remarque que les radiations nucléaires ont entraîné une augmentation spectaculaire de la mortalité par cancer du sein, tout particulièrement entre 80 et 160 km des centrales nucléaires, dans les communes traversées par les vents dominants qui balaient les centrales. Donna Lee, la critique littéraire, écrit: "Ce livre a suffisamment de données scientifiques pour édifier ces bureaucrates qui nient que d'habiter près d'un réacteur nucléaire représente un danger pour la santé. Son style clair et direct suffit également à me convaincre, moi qui ai survécu à un cancer du sein, que j'avais grandi au temps de la Guerre froide comme un cobaye ignorant, victime surtout d'une politique de la dénégation et du retranchement."

Lee poursuit: "Après avoir lu ce livre, toutefois, une question ne cesse de me tarauder. Je suis née à San Francisco, en Californie, j'y ai grandi, et je vis toujours dans cette ville où l'incidence des cancers du sein est la plus forte au monde. Le livre s'alarme du taux de mortalité par cancer du sein et signale que c'est autour de New York qu'il est le plus élevé. San Francisco étant à plus de 160 km d'un réacteur nucléaire, la ville n'y est pas même mentionnée. Si le cancer du sein s'explique par l'irradiation à faible niveau qui sévit à différents endroits des USA, alors comment l'expliquer pour nous?"

En fait, à moins de 160 km de San Francisco, une centrale nucléaire fut mise en service en 1975 à Sacramento. Dans son livre, publié en 1996, Gould n'inclut probablement pas celle-ci parce que suite au tollé général, par référendum, la centrale nucléaire de Rancho Seco fut obligée de cesser définitivement ses activités en 1989.

D'après David Bradbury, en trente ans, le taux des cancers chez les enfants de l'île de Vieques a fait un bond de 250% par rapport à la moyenne nationale portoricaine. Dans son documentaire "Blowin' in the Wind", le provocateur réalisateur australien, deux fois nominé aux Oscars, apporte également plusieurs réponses sur les sommes faramineuses qui sont en jeu dans la production de l'uranium et des armes à l'UA. L'Australie fournit le tiers de l'uranium mondial, et Bradbury révèle qu'un traité secret permet à l'armée américaine de tester le maniement de ses armes à l'UA sur le sol australien. Il dévoile le projet d'extraire plus de 36 milliards de dollars d'uranium des mines australiennes sur les six années à venir, et montre qu'une voie ferrée a été construite pour transporter le minerai sur les 1600 km qui séparent les mines d'un port de la côte nord.

Le maître d'oeuvre de cette ligne de chemin de fer est la compagnie texane Halliburton. En 1995, le PDG de cette compagnie était le vice-président des USA, Dick Cheney. Le réalisateur raconte: "La Reine et ses forbans préférés, les américains Cheney, Halliburton et la famille Bush, sont unis dans l'exploitation de l'uranium et l'utilisation conjointe de munitions illégales à l'uranium appauvri au Moyen-Orient, en Asie centrale, et en Bosnie/Kosovo. Dans la prolifération des armes à l'uranium appauvri, quelle a été l'importance du rôle des divers personnages et groupes comme le groupe Carlyle, George Herbert Walker Bush, l'ancien PDG de Carlyle Frank Calucci, l'Université de Californie et ses laboratoires de Los Alamos et Livermore sur les armes nucléaires tactiques, et les fonds de pension américains et étrangers? On ne le sait pas très bien ou, dans la plupart des cas, on ne les identifie même pas, que ce soit en Australie ou ailleurs. Dieu sauve la Reine de sa culpabilité pour sa complicité dans la transformation de la planète Terre en 'Étoile de la Mort'." [l'Étoile de la Mort ou l'Étoile Noire, dans la Guerre des Étoiles]


L'uranium appauvri et la Guerre contre la terreur

C'est absolument terrifiant de penser que toutes les formes de vie de la planète sont exposées à l'altération de leur ADN par des radiations dans le but de nous apporter la "sécurité" et la "démocratie". C'est diabolique, vraiment, de penser que la destruction de la planète est en cours et que nous sommes si peu nombreux à comprendre ce qu'il se passe - et encore moins nombreux à lutter activement contre cette tragédie. Il est évident que la plupart des leaders politiques et spirituels de la planète, tout comme les scientifiques, les médecins, les juristes et les professionnels de santé, ne se soucient guère des dangers des armes à l'UA et des autres formes d'énergie nucléaire. Si ce n'était le cas, on en entendrait sûrement parler à la télévision ou dans la presse.

En tant que journaliste d'investigation sur les toutes dernières décennies, j'ai porté toute mon attention sur l'origine "fabriquée" du SIDA et la peu connue cause bactérienne du cancer, sans m'intéresser davantage aux radiations nucléaires. Néanmoins, j'ai écrit en 2001 un article intitulé: "Expériences sur l'irradiation des êtres humains: comment les scientifiques ont secrètement utilisé les citoyens américains comme cobayes au cours de la guerre froide". Cet article, paru dans la revue New Dawn de septembre-octobre 2001, est publié sur plusieurs sites Web. Mais je dois avouer que j'étais ignorant des graves problèmes planétaires que pose l'UA. Je présumais naïvement qu'aucun pays civilisé et pacifique ne deviendrait jamais suffisamment irresponsable et implacable pour utiliser des armes radioactives. Combien avais-je tort!

Ce que je trouve le plus pathétique et inconcevable, c'est que nous n'ayons rien retenu des effets désastreux sur notre santé du bombardement atomique sur le Japon - ni des horreurs des essais nucléaires de la seconde moitié du XXe siècle. Tout au contraire, nous continuons de contaminer de vastes régions du monde avec des radiations que nous ne savons pas éliminer.

Je me rappelle combien les gens jubilaient en août 1945 - j'avais onze ans - quand Hiroshima et Nagasaki furent bombardés, ce qui mit rapidement fin à la guerre. Cinquante ans plus tard, ma nièce épousait un américain d'origine japonaise. Peu de temps après leur mariage, elle remarqua qu'il avait une boule dans le cou qui, par la suite, se révéla être un cancer de la thyroïde. Quand la bombe explosa sur Hiroshima, sa mère, encore enfant, vivait à 80 km de la ville. Quelques décennies plus tard, parvenue à la quarantaine, on lui diagnostiqua un cancer de la thyroïde, sans nul doute lié aux retombées radioactives. Les médecins estimèrent qu'il était possible que le mari de ma nièce ait développé un cancer de la thyroïde parce que les gènes que sa mère lui avait transmis, altérés par les radiations, étaient porteurs de ce type de cancer. Comme de bien entendu, la famille se demande aujourd'hui si leur deux jeunes enfants ne vont pas, à leur tour, développer plus tard ce type de cancer. Qui aurait pu penser que les bombes atomiques lancées sur le Japon en 1945 se traduiraient cinquante plus tard par un cancer dans ma famille en Californie?

Il y a quelques années, je développais un nodule à la thyroïde dont la biopsie révélait qu'il n'était pas cancéreux. Encore adolescent, dans les années 50, sur les conseils d'un dermatologue très réputé de New York, j'avais suivi un traitement "superficiel" par rayons pour de l'acné, traitement qui plus tard fut interdit parce qu'il était susceptible de causer le cancer de la thyroïde.

C'est presque un cliché de le rappeler, mais "nous sommes tous connectés les uns aux autres". Les retombées de l'UA et de l'énergie nucléaire nous raccordent tous ensemble aujourd'hui sur une planète de plus en plus radioactive. Personne n'est immunisé contre les effets délétères des radiations, et personne ne sait comment les nettoyer.

Que pouvons-nous y faire? La seule chose que nous puissions faire, c'est d'arrêter immédiatement cette folie. Cependant, pouvoir, cupidité, politique et religion rendent une telle chose hautement improbable.

Nous avons rencontré les responsables de la nouvelle source d'irradiations, "la guerre contre la terreur". Et, malheureusement, c'est de nous qu'il s'agit.

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(1) FAIR, Fairness & Accuracy in Reporting: Impartialité et Rigueur de l'information (Critique des médias)
http://www.fair.org

(2) http://portland.indymedia.org/en/2005/07/320739.shtml



alancantwell@sbcglobal.net

CRII-RAD - Commission de Recherche et d'Information Indépendantes sur la Radioactivité
http://www.criirad.org
http://www.dissident-media.org/infonucleaire/pet_crii.html
http://tinyurl.com/2b2azt

APRI - Association pour la Protection contre les Rayonnements Ionisants
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